Message de soutien à la Communauté Xavérienne du Burundi et aux familles éprouvées

Après avoir appris avec amertume la mort de trois sœurs religieuses italiennes assassinées sauvagement à la Paroisse Kamenge en Mairie de Bujumbura dans la nuit de ce dimanche 7 septembre 2014, l’association Action for Peace and Development(APD) condamne avec toutes ses énergies ce triple meurtre commis à la paroisse Kamenge et demande au Gouvernement burundais de faire tout ce qu’il peut pour retrouver et traduire en justice les auteurs de ce crime.

Il est indigne dans toute société humaine de voir un être humain tué sauvagement alors que dans certains pays du monde, même un animal bénéficie de la protection!
Vivre jusqu’à ce que sa vie s’éteigne à cause de son âge avancée ou suite à une maladie incurable resterait la mort idéale réservée à tout être humain. Mais des criminels ignorant que la vie est inviolable et qu’il ne faut pas l’enlever de quelqu’un quelque soit le motif osent violer et tuer des sœurs religieuses qui ont sacrifié toute leur vie pour aider les communautés les plus démunies à se relever contre tout un tas de défis sociaux.
Il est en premier lieu de la responsabilité du gouvernement d’assurer la sécurité de toute personne vivant sur le territoire burundais. Mais aussi, tout citoyen à l’obligation de protéger son prochain car ma paix ne peut jamais être sûre si je ne veille pas sur la paix des autres.
Nous adressons enfin les condoléances les plus profondes aux familles éprouvées et à la Communauté des Sœurs Xavériennes. Il leur faut plus de courage et ne pas céder aux intimidations que la mort tragique de ces sœurs leur inflige.
Nos trois sœurs resteront dans nos mémoires.
Que la paix et le respect de la dignité humaine règnent pour tous

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Communiqué de presse sur la célébration de la Journée de l’Enfant Africain

Action for Peace and Development, une organisation militant pour la protection des droits de l’enfant,plaide en faveur d’une éducation de qualité ,gratuite, obligatoire et adaptée pour tous les enfants en général et burundais en particulier.

Bujumbura -16 juin 2014. A l’occasion de la Journée de l’Enfant Africain, Action for Peace and Development, une organisation de jeunes actifs travaillant en faveur de la paix et du développement se joint au reste du continent en général et du pays en particulier pour réitérer son engagement à lutter pour la promotion du droit à l’éducation pour tous les enfants au Burundi. Read more of this post

Un don de vélos pour changer définitivement la vie de quatre jeunes qui menaient une vie de la rue

Par Pacifique Nshimirimana
« La race humaine doit sortir des conflits en rejetant la vengeance, l’agression et l’esprit de revanche. Le moyen d’en sortir est l’amour » M Luther King.
C’est triste de le dire ainsi, mais le Burundi a passé à une phase historique obscure inoubliable même dans les cœurs des burundais. Nous citons à titre d’exemples : la guerre civile qui a duré plus d’une décennie et qui n’est pas encore au bout des conséquences de toutes ces années de violence. En raison de cette guerre civile au Burundi, la pauvreté a progressé de 48 à plus de 67% parmi la population entre 1994-2006. Cette guerre a handicapé les moyens de subsistance des familles et accru la vulnérabilité à des menaces répétitives comme les inondations, les glissements de terrain, les maladies infantiles, la malnutrition etc. En gros, tous les secteurs abondent un vent épineux.

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La commémoration de la 23ème journée de l’Enfant Africain, le 16 juin 2013 : Action for Peace and Development rend visite aux mineurs incarcérés dans la Prison Centrale de Mpimba.

Par Jean Bosco Bigirimana

Sous le thème : « Eliminer les pratiques sociales et culturelles néfastes affectant les enfants : Notre responsabilité collective »; APD a célébré la journée dédiée  à l’enfant africain aux cotes des mineurs incarcérés dans la Prison Centrale de Mpimba  à Bujumbura au Burundi.DSC00159

En effet, la punition corporelle a été longtemps acceptée dans la tradition Africaine ou même ailleurs comme une mesure d’accompagnement dans l’éducation de l’enfant afin de donner la discipline à l’enfant qui grandit. Actuellement, les pratiques sociales et culturelles sous forme de punition et entachant l’intégrité physique de l’enfant sont contre la dignité humaine. Les droits de l’enfant sont clairs là-dessus dans les articles 11, 17, 20 et 21.1 de la Charte Africaine des Droits et du Bien-être de l’Enfant (CADBE) et les articles 3, 4 et 5 de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP).

La commémoration de la Journée de l’Enfant Africain (JEA) qui se fait chaque année le 16 juin par les Etats Membres de l’Union Africaine (UA) et leurs partenaires, est une occasion  de rappeler « les insurrections de 1976 à Soweto (Afrique du Sud), quand une protestation par des écoliers contre une scolarité inspirée par l’apartheid, a eu pour résultat la répression brutale et meurtrière de ces jeunes manifestants non armés par les policiers».

Cette commémoration permet aux Institutions, Communautés, Organisations, Associations en général et à APD en particulier d’organiser des activités et des programmes destinés à améliorer la situation de tous les enfants y compris ceux qui requièrent des soins particuliers.

C’est dans cette optique qu’Action for Peace and Development a réalisé une action humanitaire à l’endroit d’une catégorie d’enfants en difficultés à savoir les mineurs incarcérés dans la Prison Centrale de Mpimba. Quinze membres d’APD se sont apprêtés pour l’action et ont été à l’heure de 9h pour y entrer. Tout en montrant la permission écrite des autorités en charge de la Prison, l’accueil chaleureux du représentant général des prisonniers de Mpimpa a été suivi par un protocole très bien organisé vers le lieu de rencontre avec notre public cible, les mineurs. DSC00208

Dans ce mot d’accueil, le représentant général des prisonniers a passé en aperçue sur la situation pénitentiaire et les conditions précaires dans lesquelles vivent tous ces mineurs incarcérés et tous les prisonniers en général. Il a ensuite présenté les enfants se trouvant dans la salle, les besoins de ces derniers et a annoncé les visiteurs. Comme il était temps de se prendre connaissance, le discours du Représentant Légal d’APD, portait surtout sur la présentation de l’association, sa mission et ses objectifs. Il a ensuite lancé un appel aux autorités du pays et aux responsables des prisons de faire tout ce qu’ils peuvent pour que les maisons de détention  ne soient pas des lieux de régression de la culture et des valeurs sociales et de surtout de faire avancer les dossiers de ces mineurs incarcérés ; qui sont pour la plupart ignorants des procédures judiciaires pour assurer la suivie de leurs procès. Aux parents, il leur a demandé de suivre de près l’éducation de leurs enfants afin d’éviter de regretter quand leurs enfants sont victimes des retombées de leurs comportements.Il a en fin plaidé pour la mise en place d’une brigade opérationnelle pour les mineurs qui s’avère nécessaire pour juguler les questions des enfants mineurs qui seraient en condition de condamnation judiciaire.

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Par la suite de il était le moment de faire le don de l’assistance humanitaire composée de 6 cartons de savon lessive, de vivres dont 100kg de riz, 50kg de haricots et  20 litres d’huile de palme. Après ce don, une séance d’une heure et demie a été octroyée aux membres d’APD pour échanger avec ces mineurs. Ces derniers ont pu exprimer leurs doléances qui sont surtout les mauvaises conditions de détention, les maladies ainsi que le retard observé dans le traitement de leurs dossiers de détention. Ils ont surtout demandé l’appui de l’APD de plaider pour l’avancement de leurs dossiers. Les mamans de nourrissons ont surtout demandé que la santé de leurs bébés soit prise au sérieux.  DSC00157

Cette visite a été pour l’APD une expérience forte et émouvante par le fait de voir qu’une jeunesse en âge scolaire croupisse désespérément dans la prison et surtout quand une maison de détention abrite des nourrissons de le plus petit n’a seulement que deux mois.

Rappelons qu’en cette date du 16 juin 2013, le nombre de mineurs incarcérés à Mpimba était de 90 dont une dizaine de nourrissons de moins de 3 ans.

Communiqué de presse sur la célébration de la journée de l’Enfant Africain

 Action for Peace and Development pense aux mineurs de incarcérés dans la prison Centrale de Mpimba en célébrant la Journée de l’Enfant Africain

 

Les organisations militant pour la protection de l’enfance plaident en faveur de l’élimination des pratiques sociales et culturelles néfastes affectant les enfants

 

Bujumbura -15 juin 2013. A l’occasion de la Journée de l’Enfant Africain, Action for Peace and Development, une organisation de jeunes actifs travaillant en faveur de la paix et du développement se joint au reste du continent et du monde pour réitérer son combat contre toutes les pratiques préjudiciables au développement de l’enfance et en appelle à la responsabilité de chaque citoyen pour respecter les droits fondamentaux de l’enfant.

Célébrée sous le thème «Eliminer les pratiques sociales et culturelles néfastes affectant les enfants :notre responsabilité collective», cette journée arrive au moment où nous assistons à la recrudescence des pratiques sociales et culturelles néfastes exercées à l’endroit des enfants. Le nombre grandissant des enfants et jeunes vivant dans la rue, des élèves quittant prématurément l’école, des enfants et mineurs détenus pour diverses causes, des brutalités de différentes sortes y compris sexuelles exercées à l’endroit des enfants en milieu tant rural qu’urbain sont autant de réalités choquantes de notre société mais qui malheureusement ont tendance à se banaliser.

Au regard de cette situation, Action for Peace and Development, voudrait annoncer à               

l’opinion nationale et internationale ce qui suit :

-Au gouvernement, nous rappelons son rôle et ses responsabilités en tant que partie prenante à la Charte Africaine des Droits et du Bien-être de l’Enfant de sorte à combattre et éliminer les pratiques néfastes exercées sur les enfants au Burundi. L’Etat est appelé à sévir sévèrement et exemplairement à l’endroit des auteurs des violences faites aux enfants et mineurs. Aucune forme d’impunité ne peut être tolérée devant les violations flagrantes et répétées des droits de l’enfant.

– Au Parlement et surtout à la commission chargée des droits de l’homme et du genre, nous recommandons de jouer pleinement son rôle de contrôler régulièrement l’action gouvernementale en matière d’application de sanctions pénales. Nous leur rappelons que la fonction de représentant du peuple est exigeante et nous souhaitons entendre la voix des députés à chaque fois qu’il y a constat d’une violation fragrante des droits humains en général et des enfants en particulier.

-A la société civile et à toute l’opinion en général, nous recommandons la sauvegarde des valeurs burundaises et nous en appelons à la vigilance et à la solidarité pour lutter contre toute sorte de pratiques néfastes faites aux enfants.  Les différentes parties prenantes telles que les organisations de la société civile, les médias, les établissements scolaires, les élus locaux et leaders religieux sont invitées à travailler en étroite collaboration pour une plus grande sensibilisation, mobilisation et réforme du droit et de la politique et d’autres mesure qui s’imposent afin de prévenir et d’éliminer les pratiques néfastes.

 

Plus d’informations:

Jean-Baptiste Niyongabo -79 993921 – apd.togetherforpeace@gmail.com

Cédric Ndayongeje – 79 973352 – ndayongejecdric@yahoo.fr

Pour la Représentation Légale

                                                                                                                                                      

Cédric Ndayongeje

The issue to solve: Children and Youth in Street situation

They are children in street situation. They sleep deadly along streetsImage of Bujumbura under hunger and drugs effect. We pass by and we do not produce any reaction under this issue. Rather, they are children of this country, they grow hopelessly without any part of basic education. What do we wait to start responding to this issue? No one should forget how Bujumbura experienced rape issues in some dark corners of the town. Many have experienced car windows breaking or torn purses because some of those children/youth. Action for Peace and Development calls for supporting its actions on social reinsertion and reintegration training organized towards those fellow Burundians. If any one should take an action, no wonder that this issue should be handled once for all.

Ce que vivent les enfants en situation de la rue au Burundi

Par Pacifique NSHIMIRMANA

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En raison de la guerre civile qui a secoué le Burundi pendant plus d’une décennie ,nous ne sommes pas encore au bout des répercussions de toutes ces années de violence. Les plus frappants sont notamment: la pauvreté de toute accablée, ajoutons ,celle d’esprit;la famine,la perte de valeurs humaines,la perte de vies humaines, j’en passe. Cette dernière engendra de cas d’orphelins , soit de toute parenté, soit d’un(e) partenaire de la parenté; et l’éducation perd son saveur. L’avenir du pays devint délinquant par volonté ou son contraire par contrainte. Les valeurs burundaises et éducatives s’abaissèrent acharnement.
Le Burundi d’autrefois, paradis d’Afrique,compte des milliers et des milliers d’enfants sans parents et le comble de malheur est que parmi eux, certains choisirent de voler à leurs propres ailes , de quelle orientation …la rue.

On estime actuellement cinq mille enfants de la rue au Burundi,et trois mille dans la seule ville Bujumbura. Ces enfants sont soit de la rue,soit dans la rue.
Ce phénomène étrange ne cesse de faire monter les sentiments,regrets et remords , une fois ces enfants en situations de la rue approchés.

Notre association Action for Peace and Development(APD) à travers la commission de Droit de l’Homme et Genre , qui regroupe des Femmes et Hommes intellectuels, actifs ,de différents domaines de la vie du pays , nous a consignés de ne pas rester indifférents face à ce problème qui hante notre pays pour une contribution petite soit-elle mais constructive. Nous consacrons pendant notre temps libre avec le peu d’énergies qui nous reste ,parfois des visites durant la journée ou la nuit pour le soutien moral et éducatif avec des personnes vulnérables dont les enfants de la rue et autres.
Ce fut le cas pendant la nuit où nous avons rencontré Didier IRAMBONA,ce fils du Burundi ressortissant de la province Kayanza, devenant enfant en situation de la rue sans son propre gré sur l’avenue de la victoire. Avec son regard accueillant,il n’a pas tardé à nous indiquer où sont ses amis de malheur, juste à la place de l’indépendance située entre la compagnie Leo et la galerie Alexander (ville de Bujumbura), en train de jouer aux cartes pour le simple dessein d’accompagner la nuit, dit-on. A la première vue, voilà la peur qui guette leurs visages comme quoi, ce sont les policiers qui veulent les appréhender à cause de ce pari illégal au jeu des cartes. Peu à peu,on s’est intégré dans leur groupe en imitant la fameuse salutation:”Give me five” et ça a été un retour au calme. Quand on a présenté un billet de 500FBU pour jouer avec eux ,chacun d’entre-eux demanda de lui faire payer un jeu de 50FBU,car ils étaient tous au nombre de 25enfants et le richard avait 300FBU.En vue de créer plus de confiance et d’amitié,on a dû payer pour tout le monde un jeu. Le comble de malheur est qu’il y avait un adulte au milieu d’eux. Quand j’ai faim ou que je veux gagner de l’argent correctement,je joue avec eux car moi aussi, suis adulte de la rue sans abri ni rien,s’explique-t-il.

Tout à coup, l’échange commença. L’un des membre de l’association introduit la chanson:”Mbega mwaje gute?(comment êtes -vous venus?)-une majorité de répondre et d’interpréter selon leur situation:”Bamwe twaje urwa ama camion, abandi urwa amaguru..(certains répondirent selon leur situation,nous sommes venus par voie des camions remorques à l’insu du chauffeur ou certains autres, par voie pieds)-là une petite minorité murmura:”Fils de pute, Malappris…”,et nous, de faire semblant de ne rien entendre à propos pour continuer avec eux le climat d’entente.
Dans nos familles respectives,souvent,la situation familiale oblige l’enfant de quitter la maison vers la rue malgré lui,c’est le cas de Didier. Nous avons trois angles de la maltraitance: Angle physique,Angle identitaire et Angle affectif.
Didier part car il ne résiste plus aux menaces et pressions qui s’exercent sur lui. C’est pourquoi, il faut beaucoup voir la situation et l’entourage dans lesquels cette maltraitance prend forme.
En plus des châtiments corporels de ma marâtre,les tâches ménagères et les responsabilités domestiques entre-autres le fait de garder mes petits frères et sœurs encombrent sur mes épaules quotidiennement sans merci ,quand je rentre de l’école ,dit Didier avec changement de mine.
J’étais considéré comme étranger dans ma propre famille car traité comme employé, me couper la relation directe avec mes frères et sœurs ,donc, je n’avais pas de place dans la fratrie,continue-t-il.
Souvent ces attitudes discriminatoires poussent l’enfant à se rebeller et prendre le chemin épineux de la rue.
A maintes reprises,le monde de la rue comme ces chauffeurs qui tamponnent avec leurs voitures sur les enfants de la rue comme des petites fourmis sans tact humain,ces policiers qui les tabassent à point de mourir,ces mamans et papas qui ne se soucient pas des enfants de la rue malades ou affamés,… ne lui surprend pas beaucoup car ,raconte-il, c’est la répétition de ce qu’il a vécu chez lui dès 5 à 11ans:la haine,la jalousie, la maltraitance et autres. Didier n’avait jamais eu une moindre occasion de parler avec son père et de lui demander les motifs valables de l’attitude folle de sa marâtre et de lui confier ses propres problèmes :absence de dialogue parent -enfant. Son enfance est plus que malheureuse ,et je ne sais pas même si on peut comparer sa vie avec celle d’Henri Beyle sous le pseudonyme de Stendhal,mais ce dernier a opté pour le chemin de l’école et devenu intellectuel éminent,tandis qu’on attend encore pour l’avenir de notre pauvre Didier. Le temps nous en dira plus….
Arrivé dans la rue, les débuts lui étaient difficiles car même s’il était maltraité chez lui,il trouvait de quoi mettre sous la dents et où s’abriter. Il adapte par la voie de ses amis de la rue,les premiers rudiments de la survie de la rue :mendier,chercher de la nourriture dans les restaurants,fouiner dans les ordures, voler etc
Pour Didier,la rue est aussi une école où on apprend les bonnes manières de valoriser celui qui t’aide. Et il explique que les mots lourds utilisés dans la rue tels que :fils de pute, mal-né, salaud, aménités ,malappris ,espèce de pute, etc ne doivent pas être pris au sens littéral du terme, car malgré leurs péjoratives, ils expriment la tendresse. A ajouter qu’il faut éviter un vocabulaire traduisant la solitude et de l’affection, car cela les mets à l’aise.
Il continue à rétorquer en spécifiant que depuis longtemps ,ils ont été apostrophés par des mots qui les dévalorisaient et qui leur signifiaient qu’ils n’étaient rien et qu’ils ne servaient à rien raison pour laquelle ils adoptent un mécanisme de plaisanterie par des agressions verbales entre-eux ou contre les intrus.
Ce qui est plus touchant pou lui,c’est le regard que les gens portent sur eux(enfants de la rue).Nous avons l’impression de ne pas être considérés comme des êtres humains,mais bien comme des déchets urbains, implore-t-il. Il conclue que ce qui est plus grave est que ces mêmes gens qui portent un jugement pareil ne se demandent même pas une seconde pourquoi nous sommes dans la rue,et nous nous sentons transformer en objet. Le plus souvent, une sorte d’agressivité naît ,il n’oublie pas à réciter et souligner le vol, la violence …qui sont liés à ce refus d’un regard stigmatisant car les gens qui ne connaissent rien ni de la vie passée,ni de la vie présente ,donc,ils n’ont aucune compétence de nous juger ainsi.

Même si ces enfants ,futurs du pays sont rejetés , abandonnés ,laissés à eux-mêmes,ils ont été conçus un soir de grande passion,et ils n’ont pourtant jamais demandé à naître,sinon,ils sont nés comme les autres. Mais hélas , la lâcheté l’emporte parfois et on préfère plutôt abandonner sa progéniture à la société qui devra se charger de leur trouver une famille d’adoption ,si elle y arrive.
Ce problème crucial fait l’objet et doit préoccuper la mémoire de chacun de bon cœur jusqu’à trouver une voie de sortie face à ce défi. A souligner que qu’il n’existe pratiquement pas de candidats à l’adoption car,à en croire ,les gens trouvent les conditions pénibles et exigeantes. Et nous,nous répondrions que c’est un acte si louable et humanitaire de tout citoyen humain de caractère;courage aux personnes de bonne foi!!!Sinon, nous aimerions que quiconque peut répondre:
-Que faire devant ce fléau injustifiable?;
-Réprimander?;
-Éduquer?;
-Dans quelle logique ou sens?
Tout le monde est invité à répondre.

APD campaigns to promote children and youth rights

Report on the activities organized by the association “Action for Peace and Development” in the framework of the Campaign 19 days of activism for the prevention of abuses and violence against children and youth. 

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The long decade of war that destroyed Burundi from 1993 to 2003 has not spared any aspect of the life of the country. Among the most recorded damage, the human damage has taken great record for more than 300,000 people died and hundreds of thousands have fled to neighboring countries of Burundi and other became Internal Displaced Persons (IDPs). This being said, the Burundian child had not been given any special protection to escape the horrors of the fratricidal war. Parents who died in the war left orphans without support, poor IDPs in camps were found themselves unable to feed, clothe or send their children to school, what gave rise to a phenomenon that remains unresolved: that of children in the in street situation.
The consequences of the Burundian conflict on civilian populations are catastrophic: malnutrition, lack of water, illiteracy, disease, violation of human rights, destruction of infrastructure, large flows of refugees. In addition to the ravages of war and poverty, there has been recording of prevalence rate of HIV / AIDS among the highest in the African Great Lakes region.
In hospitals, seven out of ten beds are occupied by HIV positive patients and 15% of voluntary testing are positive. Thus, there are 37 000 children who are infected by AIDS and 120,000 who have become orphans due to AIDS-related death of one or both parents.
However, different actors carry out actions in order to end this scourge but the way seems long, especially in a country such as Burundi, where until now there is no concrete policy to eradicate this phenomenon. Burundi now has thousands of young people and children living in the streets especially in major towns such as Bujumbura, Gitega, Ngozi and others. These young persons and children live in precarious conditions the reason why one more voice to advocate for the promotion of their rights is a necessity.
Although the phenomenon of children / young people in the street situation is one of the most eloquent forms of abuse and violence against these children / youth in Burundi, other forms of violence and abuse are observed around the world the reason why a synergy of children and youth human rights defenders is of prime need. It is in this context that from 1 to 19 November 2012, the Women’s World Summit Foundation (WWSF) section child / youth organized for the second consecutive year a campaign called 19 days of activism campaign for the prevention of abuse and violence against children and youth, a campaign that closes a day before the celebration of the International Day of the Child on 20 November. To spread the voice of this campaign, WWSF appealed all organizations working in the field of promoting the rights of children and young people to take action on a large scale for the prevention of abuse and violence against children and youth. It is in this context that Action for Peace and Development joined other participants in this campaign by organizing on 17 November 2012, a community activity to advocate for children and young people in street situation by involving forty children and young of them. The activity was to clean the beach of Lake Tanganyika at Bujumbura port side.
This activity had four specific objectives:
1. To show children and youth in the street situation of that they are also promoters of development of the country although they often feel abandoned to themselves,
2. To show the rest of the society that children and young people in street situation that are social partners instead of being considered as crime perpetrators,
3. To make the children and youth in street situation to participate in the protection of the environment
4. To advocate for the protection and promotion of the rights of children and young people in general and those in street situation in particular.
During the execution of this activity, the following results were achieved:
– A plea for the protection and promotion of the lives of these children and young people has been done
– 40 young people and children in the street situation benefited a psycho-social coaching around a community activity, a balanced and deserved meal, clothes and soaps.
– The part of the beach of Lake Tanganyika of a distance of 200 meters was scrubbed.
– These children and young people in the street situation were able to learn the concepts of environment protection and hygiene.
– They were able to express their wishes on the protection and promotion of their rights as expressed in the following slogans:
a. All children should be treated in equal rights.
b. We want to be assisted.
c. Who cares about us?
d. Equality and justice for all children.
e. We demand our rights.
In concrete, this activity was an opportunity that helped to change the way these children and young people living in the street are considered in relation to the rest of the society. They now know that they are also indispensable partners to the development the country. They also proved their usefulness and a special attention should be given to them. This is why Action for Peace and Development through this activity called the Government of Burundi, the society, the development partners of Burundi and all the friends of children and youth to contribute to the promotion of human rights of this category of youth. Concrete actions such as the establishment of a specific law on the protection of children’s rights, children and youth policy should be undertaken and the returning to the cultural value of taking each child as a community heritage has to capture the hearts of Burundian. We should never forget that youth is the Burundi of today and tomorrow, why not the entire w