Communiqué de presse sur la célébration de la Journée de l’Enfant Africain

Action for Peace and Development, une organisation militant pour la protection des droits de l’enfant,plaide en faveur d’une éducation de qualité ,gratuite, obligatoire et adaptée pour tous les enfants en général et burundais en particulier.

Bujumbura -16 juin 2014. A l’occasion de la Journée de l’Enfant Africain, Action for Peace and Development, une organisation de jeunes actifs travaillant en faveur de la paix et du développement se joint au reste du continent en général et du pays en particulier pour réitérer son engagement à lutter pour la promotion du droit à l’éducation pour tous les enfants au Burundi.

En guise de rappel, la date du 16 Juin de chaque année, l’Union Africaine et ses partenaires célèbrent la Journée de l’Enfant Africain (JEA), pour commémorer les manifestations en 1976, des écoliers de Soweto, en Afrique du Sud. Les étudiants protestaient contre une éducation qui visait à renforcer les objectifs du régime de l’apartheid. La réponse brutale des forces de sécurité de lors aux protestations des étudiants non armés, a entraîné la mort d’un certain nombre d’entre eux.

Célébrée sous le thème de cette année 2014:« Une éducation de qualité, gratuite, obligatoire et adaptée pour tous les enfants en Afrique », cette journée arrive au moment où nous assistons aux résultats d’innovations ponctuelles motivées moins par une planification raisonnée que par des pressions conjoncturelles. Ces dernières années, les plus importants changements ont été la gratuité à l’école primaire, l’introduction de l’anglais et du kiswahili au primaire, ainsi que l’extension de la double vacation des salles et des maîtres depuis 2007 et plus récemment l’instauration du système de l’école fondamentale.

En conséquence, certains rapports évoquent pas mal d’inquiétudes dont le tâtonnement dans le choix des politiques dans le système éducatif burundais et on ne cesse de constater que souvent les enseignants comme certains autres partenaires dans le domaine, ne sont pas associés aux réformes introduites et leurs suggestions sont rarement prises en compte. Ainsi, alors qu’il existe d’autres aspects des droits de l’enfant aussi importants qui pourraient être considérés comme thèmes pour la JEA de 2014, l’accent mis sur l’éducation est le résultat des souhaits exprimés par les enfants en Afrique.

Au regard de cette situation, Action for Peace and Development, voudrait annoncer à l’opinion nationale et internationale ce qui suit :
– D’abord au gouvernement, nous rappelons son rôle et ses responsabilités en tant que partie prenante à la Charte Africaine des Droits et du Bien-être de l’Enfant d’autant plus qu’il faudrait une planification rigoureuse pour éviter la précipitation et les tâtonnements observés. Il faudrait aussi créer un service des études prospectives dans le but d’amélioration du système en place.
– Ensuite, certaines mesures comme la gratuité apparaissent plus comme une concrétisation des promesses politiques aux exigences des bailleurs. Cependant, la suppression des frais scolaires en vigueur depuis l’année scolaire 2005-2006 bute toujours sur le manque d’enseignants, de matériels didactiques insuffisants et des classes effectives, etc. Nous proposons d’assainir le système par la formation et le recrutement de nouveaux enseignants, la construction des infrastructures suffisantes, ainsi que la multiplication des manuels scolaires actualisés. Les conséquences comme la réduction du taux d’échecs viendraient automatiquement.
– Au Parlement et surtout à la commission ayant les questions de l’éducation au Burundi dans ses attributions, nous recommandons de jouer pleinement son rôle de contrôler régulièrement l’action gouvernementale en matière d’élaboration des concepts éducatifs, de la mise en œuvre et de l’évaluation des politiques publiques au Burundi en l’occurrence la politique globale de l’Education Pour Tous. Nous insistons davantage sur le renforcement de la culture du débat au sein du parlement quand il s’agit du vote des lois visant à améliorer la qualité de l’enseignement pour aider à la préparation de futures élites capables de servir le pays après avoir suivi une meilleure formation.

– Enfin, aux partenaires économiques du Burundi, collectivités locales, confessions religieuses, organisations locales, aux parents ainsi qu’à tous les partenaires bilatéraux et multilatéraux dans le domaine éducatif au Burundi, nous recommandons de continuer à suivre de près et à expérimenter avec un grand intérêt les éléments définis au niveau des réformes avant leur mise en œuvre pour permettre, le cas échéant, des ajustements judicieux dont la prise en compte aiderait dans la gestion technique de l’éducation.

Plus d’informations:

Jean-Baptiste Niyongabo -79 993 921 – apd.togetherforpeace@gmail.com

Cédric Ndayongeje -79 973 352 – ndayongejecdric@yahoo.fr

Pour la Représentation Légale
Cédric Ndayongeje

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