La commémoration de la 23ème journée de l’Enfant Africain, le 16 juin 2013 : Action for Peace and Development rend visite aux mineurs incarcérés dans la Prison Centrale de Mpimba.

Par Jean Bosco Bigirimana

Sous le thème : « Eliminer les pratiques sociales et culturelles néfastes affectant les enfants : Notre responsabilité collective »; APD a célébré la journée dédiée  à l’enfant africain aux cotes des mineurs incarcérés dans la Prison Centrale de Mpimba  à Bujumbura au Burundi.DSC00159

En effet, la punition corporelle a été longtemps acceptée dans la tradition Africaine ou même ailleurs comme une mesure d’accompagnement dans l’éducation de l’enfant afin de donner la discipline à l’enfant qui grandit. Actuellement, les pratiques sociales et culturelles sous forme de punition et entachant l’intégrité physique de l’enfant sont contre la dignité humaine. Les droits de l’enfant sont clairs là-dessus dans les articles 11, 17, 20 et 21.1 de la Charte Africaine des Droits et du Bien-être de l’Enfant (CADBE) et les articles 3, 4 et 5 de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP).

La commémoration de la Journée de l’Enfant Africain (JEA) qui se fait chaque année le 16 juin par les Etats Membres de l’Union Africaine (UA) et leurs partenaires, est une occasion  de rappeler « les insurrections de 1976 à Soweto (Afrique du Sud), quand une protestation par des écoliers contre une scolarité inspirée par l’apartheid, a eu pour résultat la répression brutale et meurtrière de ces jeunes manifestants non armés par les policiers».

Cette commémoration permet aux Institutions, Communautés, Organisations, Associations en général et à APD en particulier d’organiser des activités et des programmes destinés à améliorer la situation de tous les enfants y compris ceux qui requièrent des soins particuliers.

C’est dans cette optique qu’Action for Peace and Development a réalisé une action humanitaire à l’endroit d’une catégorie d’enfants en difficultés à savoir les mineurs incarcérés dans la Prison Centrale de Mpimba. Quinze membres d’APD se sont apprêtés pour l’action et ont été à l’heure de 9h pour y entrer. Tout en montrant la permission écrite des autorités en charge de la Prison, l’accueil chaleureux du représentant général des prisonniers de Mpimpa a été suivi par un protocole très bien organisé vers le lieu de rencontre avec notre public cible, les mineurs. DSC00208

Dans ce mot d’accueil, le représentant général des prisonniers a passé en aperçue sur la situation pénitentiaire et les conditions précaires dans lesquelles vivent tous ces mineurs incarcérés et tous les prisonniers en général. Il a ensuite présenté les enfants se trouvant dans la salle, les besoins de ces derniers et a annoncé les visiteurs. Comme il était temps de se prendre connaissance, le discours du Représentant Légal d’APD, portait surtout sur la présentation de l’association, sa mission et ses objectifs. Il a ensuite lancé un appel aux autorités du pays et aux responsables des prisons de faire tout ce qu’ils peuvent pour que les maisons de détention  ne soient pas des lieux de régression de la culture et des valeurs sociales et de surtout de faire avancer les dossiers de ces mineurs incarcérés ; qui sont pour la plupart ignorants des procédures judiciaires pour assurer la suivie de leurs procès. Aux parents, il leur a demandé de suivre de près l’éducation de leurs enfants afin d’éviter de regretter quand leurs enfants sont victimes des retombées de leurs comportements.Il a en fin plaidé pour la mise en place d’une brigade opérationnelle pour les mineurs qui s’avère nécessaire pour juguler les questions des enfants mineurs qui seraient en condition de condamnation judiciaire.

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Par la suite de il était le moment de faire le don de l’assistance humanitaire composée de 6 cartons de savon lessive, de vivres dont 100kg de riz, 50kg de haricots et  20 litres d’huile de palme. Après ce don, une séance d’une heure et demie a été octroyée aux membres d’APD pour échanger avec ces mineurs. Ces derniers ont pu exprimer leurs doléances qui sont surtout les mauvaises conditions de détention, les maladies ainsi que le retard observé dans le traitement de leurs dossiers de détention. Ils ont surtout demandé l’appui de l’APD de plaider pour l’avancement de leurs dossiers. Les mamans de nourrissons ont surtout demandé que la santé de leurs bébés soit prise au sérieux.  DSC00157

Cette visite a été pour l’APD une expérience forte et émouvante par le fait de voir qu’une jeunesse en âge scolaire croupisse désespérément dans la prison et surtout quand une maison de détention abrite des nourrissons de le plus petit n’a seulement que deux mois.

Rappelons qu’en cette date du 16 juin 2013, le nombre de mineurs incarcérés à Mpimba était de 90 dont une dizaine de nourrissons de moins de 3 ans.

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