Communiqué de presse

 

Action for Peace and Development rejoint le monde dans la célébration de la Journée Internationale de la femme.

Des milliers d’organisations plaident en faveur de la fin des violences de tout genre subies par la femme.

Bujumbura-08 mars 2013.

A l’occasion de la journée internationale de la femme traditionnellement célébrée en date du 08 mars de chaque année, Action for Peace and Development, une organisation de jeunes actifs travaillant en faveur de la paix et du développement pour tous se joint au reste de la planète pour réitérer son combat contre les violences faites aux femmes et appeler à une action urgente et effective à cet égard.

Célébrée sous le thème «Une promesse est une promesse : il est temps de passer à l’action pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes», cette journée arrive au moment où nous assistons à la recrudescence des violations faites aux femmes et aux filles, ce qui inquiète plus d’un malgré l’existence de l’arsenal juridique burundais âprement suffisant et de multiples conventions internationales ratifiées par le gouvernement burundais. Nous pouvons citer les cinq cas de femmes tuées par leurs maris signalés à Kirundo et d’autres cas similaires ayant ont secoué l’opinion montrent que ces actes de violence sont commis par soit les proches de la victime soit par les forces de l’ordre ou les personnes en position d’autorité.

Au regard de cette situation, Action for Peace and Development, voudrait annoncer à l’opinion nationale et internationale ce qui suit :

–       Au gouvernement, nous recommandons l’observation stricte de la loi et de bien servir son peuple surtout en sanctionnant sévèrement et exemplairement les auteurs des violences faites aux femmes. L’ensemble de l’arsenal juridique doit  contenir des dispositions garantissant effectivement la protection de la femme burundaise. Nous demandons la vulgarisation de la Résolution 1325 adoptée par le Conseil de Sécurité des Nations, outil applicable  dans tous les pays membres de l’ONU en faveur de la prévention des conflits et de la protection de la femme et du relèvement communautaire dans tous les processus de consolidation de la paix. La tolérance zéro prônée par le Chef de l’Etat  contre les violences faites aux femmes et aux filles lors de l’ouverture de la conférence internationale des organes de sécurité africains tenue à Bujumbura du 27 au 28 novembre 2012, doit être de rigueur pour mettre fin à l’impunité dans ce domaine.

–   Au Parlement et surtout à sa commission chargée des droits de l’homme et du genre, nous recommandons de jouer pleinement son rôle de contrôler régulièrement l’action gouvernementale en matière d’application de sanctions pénales. Nous leur rappelons que la fonction de représentant du peuple est exigeante et nous souhaitons entendre la voix des députés à chaque fois qu’il y a constat d’une violation flagrante des droits humains.

–  A la société civile et à toute l’opinion en général, nous recommandons la sauvegarde des valeurs burundaises et nous en appelons à la solidarité pour lutter contre toute sorte de violences faites aux femmes et aux filles. Nous nous inscrivons en faux contre tout arrangement tendant à protéger les auteurs des viols et la seule voie de les traduire à la justice reste la meilleure pour éradiquer ce comportement qui tend à se banaliser.

– Enfin, nous tenons à demander que les élections du Forum national des femmes soient annulées pour  réorganiser les nouvelles qui incluent les femmes toutes catégories confondues afin de gagner la crédibilité envers les bénéficiaires dudit forum étant donné qu’il aura des missions importantes à accomplir.

Pour la Représentation Légale

                                                                                                                                                     
Cédric Ndayongeje

 

 

 

Advertisements