The issue to solve: Children and Youth in Street situation

They are children in street situation. They sleep deadly along streetsImage of Bujumbura under hunger and drugs effect. We pass by and we do not produce any reaction under this issue. Rather, they are children of this country, they grow hopelessly without any part of basic education. What do we wait to start responding to this issue? No one should forget how Bujumbura experienced rape issues in some dark corners of the town. Many have experienced car windows breaking or torn purses because some of those children/youth. Action for Peace and Development calls for supporting its actions on social reinsertion and reintegration training organized towards those fellow Burundians. If any one should take an action, no wonder that this issue should be handled once for all.

Ce que vivent les enfants en situation de la rue au Burundi

Par Pacifique NSHIMIRMANA

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En raison de la guerre civile qui a secoué le Burundi pendant plus d’une décennie ,nous ne sommes pas encore au bout des répercussions de toutes ces années de violence. Les plus frappants sont notamment: la pauvreté de toute accablée, ajoutons ,celle d’esprit;la famine,la perte de valeurs humaines,la perte de vies humaines, j’en passe. Cette dernière engendra de cas d’orphelins , soit de toute parenté, soit d’un(e) partenaire de la parenté; et l’éducation perd son saveur. L’avenir du pays devint délinquant par volonté ou son contraire par contrainte. Les valeurs burundaises et éducatives s’abaissèrent acharnement.
Le Burundi d’autrefois, paradis d’Afrique,compte des milliers et des milliers d’enfants sans parents et le comble de malheur est que parmi eux, certains choisirent de voler à leurs propres ailes , de quelle orientation …la rue.

On estime actuellement cinq mille enfants de la rue au Burundi,et trois mille dans la seule ville Bujumbura. Ces enfants sont soit de la rue,soit dans la rue.
Ce phénomène étrange ne cesse de faire monter les sentiments,regrets et remords , une fois ces enfants en situations de la rue approchés.

Notre association Action for Peace and Development(APD) à travers la commission de Droit de l’Homme et Genre , qui regroupe des Femmes et Hommes intellectuels, actifs ,de différents domaines de la vie du pays , nous a consignés de ne pas rester indifférents face à ce problème qui hante notre pays pour une contribution petite soit-elle mais constructive. Nous consacrons pendant notre temps libre avec le peu d’énergies qui nous reste ,parfois des visites durant la journée ou la nuit pour le soutien moral et éducatif avec des personnes vulnérables dont les enfants de la rue et autres.
Ce fut le cas pendant la nuit où nous avons rencontré Didier IRAMBONA,ce fils du Burundi ressortissant de la province Kayanza, devenant enfant en situation de la rue sans son propre gré sur l’avenue de la victoire. Avec son regard accueillant,il n’a pas tardé à nous indiquer où sont ses amis de malheur, juste à la place de l’indépendance située entre la compagnie Leo et la galerie Alexander (ville de Bujumbura), en train de jouer aux cartes pour le simple dessein d’accompagner la nuit, dit-on. A la première vue, voilà la peur qui guette leurs visages comme quoi, ce sont les policiers qui veulent les appréhender à cause de ce pari illégal au jeu des cartes. Peu à peu,on s’est intégré dans leur groupe en imitant la fameuse salutation:”Give me five” et ça a été un retour au calme. Quand on a présenté un billet de 500FBU pour jouer avec eux ,chacun d’entre-eux demanda de lui faire payer un jeu de 50FBU,car ils étaient tous au nombre de 25enfants et le richard avait 300FBU.En vue de créer plus de confiance et d’amitié,on a dû payer pour tout le monde un jeu. Le comble de malheur est qu’il y avait un adulte au milieu d’eux. Quand j’ai faim ou que je veux gagner de l’argent correctement,je joue avec eux car moi aussi, suis adulte de la rue sans abri ni rien,s’explique-t-il.

Tout à coup, l’échange commença. L’un des membre de l’association introduit la chanson:”Mbega mwaje gute?(comment êtes -vous venus?)-une majorité de répondre et d’interpréter selon leur situation:”Bamwe twaje urwa ama camion, abandi urwa amaguru..(certains répondirent selon leur situation,nous sommes venus par voie des camions remorques à l’insu du chauffeur ou certains autres, par voie pieds)-là une petite minorité murmura:”Fils de pute, Malappris…”,et nous, de faire semblant de ne rien entendre à propos pour continuer avec eux le climat d’entente.
Dans nos familles respectives,souvent,la situation familiale oblige l’enfant de quitter la maison vers la rue malgré lui,c’est le cas de Didier. Nous avons trois angles de la maltraitance: Angle physique,Angle identitaire et Angle affectif.
Didier part car il ne résiste plus aux menaces et pressions qui s’exercent sur lui. C’est pourquoi, il faut beaucoup voir la situation et l’entourage dans lesquels cette maltraitance prend forme.
En plus des châtiments corporels de ma marâtre,les tâches ménagères et les responsabilités domestiques entre-autres le fait de garder mes petits frères et sœurs encombrent sur mes épaules quotidiennement sans merci ,quand je rentre de l’école ,dit Didier avec changement de mine.
J’étais considéré comme étranger dans ma propre famille car traité comme employé, me couper la relation directe avec mes frères et sœurs ,donc, je n’avais pas de place dans la fratrie,continue-t-il.
Souvent ces attitudes discriminatoires poussent l’enfant à se rebeller et prendre le chemin épineux de la rue.
A maintes reprises,le monde de la rue comme ces chauffeurs qui tamponnent avec leurs voitures sur les enfants de la rue comme des petites fourmis sans tact humain,ces policiers qui les tabassent à point de mourir,ces mamans et papas qui ne se soucient pas des enfants de la rue malades ou affamés,… ne lui surprend pas beaucoup car ,raconte-il, c’est la répétition de ce qu’il a vécu chez lui dès 5 à 11ans:la haine,la jalousie, la maltraitance et autres. Didier n’avait jamais eu une moindre occasion de parler avec son père et de lui demander les motifs valables de l’attitude folle de sa marâtre et de lui confier ses propres problèmes :absence de dialogue parent -enfant. Son enfance est plus que malheureuse ,et je ne sais pas même si on peut comparer sa vie avec celle d’Henri Beyle sous le pseudonyme de Stendhal,mais ce dernier a opté pour le chemin de l’école et devenu intellectuel éminent,tandis qu’on attend encore pour l’avenir de notre pauvre Didier. Le temps nous en dira plus….
Arrivé dans la rue, les débuts lui étaient difficiles car même s’il était maltraité chez lui,il trouvait de quoi mettre sous la dents et où s’abriter. Il adapte par la voie de ses amis de la rue,les premiers rudiments de la survie de la rue :mendier,chercher de la nourriture dans les restaurants,fouiner dans les ordures, voler etc
Pour Didier,la rue est aussi une école où on apprend les bonnes manières de valoriser celui qui t’aide. Et il explique que les mots lourds utilisés dans la rue tels que :fils de pute, mal-né, salaud, aménités ,malappris ,espèce de pute, etc ne doivent pas être pris au sens littéral du terme, car malgré leurs péjoratives, ils expriment la tendresse. A ajouter qu’il faut éviter un vocabulaire traduisant la solitude et de l’affection, car cela les mets à l’aise.
Il continue à rétorquer en spécifiant que depuis longtemps ,ils ont été apostrophés par des mots qui les dévalorisaient et qui leur signifiaient qu’ils n’étaient rien et qu’ils ne servaient à rien raison pour laquelle ils adoptent un mécanisme de plaisanterie par des agressions verbales entre-eux ou contre les intrus.
Ce qui est plus touchant pou lui,c’est le regard que les gens portent sur eux(enfants de la rue).Nous avons l’impression de ne pas être considérés comme des êtres humains,mais bien comme des déchets urbains, implore-t-il. Il conclue que ce qui est plus grave est que ces mêmes gens qui portent un jugement pareil ne se demandent même pas une seconde pourquoi nous sommes dans la rue,et nous nous sentons transformer en objet. Le plus souvent, une sorte d’agressivité naît ,il n’oublie pas à réciter et souligner le vol, la violence …qui sont liés à ce refus d’un regard stigmatisant car les gens qui ne connaissent rien ni de la vie passée,ni de la vie présente ,donc,ils n’ont aucune compétence de nous juger ainsi.

Même si ces enfants ,futurs du pays sont rejetés , abandonnés ,laissés à eux-mêmes,ils ont été conçus un soir de grande passion,et ils n’ont pourtant jamais demandé à naître,sinon,ils sont nés comme les autres. Mais hélas , la lâcheté l’emporte parfois et on préfère plutôt abandonner sa progéniture à la société qui devra se charger de leur trouver une famille d’adoption ,si elle y arrive.
Ce problème crucial fait l’objet et doit préoccuper la mémoire de chacun de bon cœur jusqu’à trouver une voie de sortie face à ce défi. A souligner que qu’il n’existe pratiquement pas de candidats à l’adoption car,à en croire ,les gens trouvent les conditions pénibles et exigeantes. Et nous,nous répondrions que c’est un acte si louable et humanitaire de tout citoyen humain de caractère;courage aux personnes de bonne foi!!!Sinon, nous aimerions que quiconque peut répondre:
-Que faire devant ce fléau injustifiable?;
-Réprimander?;
-Éduquer?;
-Dans quelle logique ou sens?
Tout le monde est invité à répondre.